Partenaires de la Chasse au 13'Or

Production

Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture


Organisation

Ma Langue au Chat www.malangueauchat.com

La Chasse au 13’Or est proposée par Marseille-Provence 2013, en partenariat avec :

Les 20 villes participantes :

Aix-en-Provence,
Aix-en-Provence

ARCADE / Avenue Senteurs / Les Bronzes Pierre Germain / Confiserie du Roy René / La Cure Gourmande / Dolls in the Kitchen / Drôle d’endroit / Galerie Manuela Noble / Galerie Mazet / La Gallery / Gallo / Le Jasmin / Kusmi Tea / Mazarin Antiquités / Musée des Tapisseries / Bureau Information Culture / La Non-Maison / Office de Tourisme d’Aix-en Provence / Le Palais des thés / Rêve de Manga
Le Parc Naturel Régional de Camargues,
Le Parc Naturel Régional de Camargues

Salon-de-Provence,
Salon-de-Provence

Arles,
Arles

Antik y Thé / L'Atelier du Midi / Atelier Vargas / Atelier Siqueros / La Caverne d’Ali Baba / Café d'Autrefois / CIQ de la Roquette / Collectif E3 / Comptoirs Arlésiens de la Jeune Photographie /Magasin Christian Lacroix/ Entraide Solidarité 13 / L’Épicier Moderne / Espace Van Gogh / Antiquités F. Dervieux / La Fabrique / Farfantello / Impair et Joue / Galerie Joseph Antonin / Librairie Actes Sud / Le Magasin de Jouets / La Main qui Pense / Martingale / Le Métier d'Art/ Musée Départemental Arles Antique / Museon Arlaten/ L’Oiseau Indigo/ Pop's Déko / Premiers Regards / Provence Secrète / Terra Ludi / Théâtre d’Arles
Aubagne,
Aubagne

Les Amis du Vieil Aubagne / Les Ateliers Thérèse Neveu / Aux Délices de Marie / Boutique Kickers / La Chapelle des Pénitents Noirs / Cinéma Le Pagnol / Le Farfalle / Le Florentin / Gypsophile / Lola Fraise des Bois / Maison Natale de Marcel Pagnol / Le Petit Cabanon du Garlaban
Cadolive,
Cadolive

L’Association des Artistes Peintres de Cadolive / Le Comité des Œuvres Paroissiales / Vival Le Panier du Soleil
Parc Naturel Régional de Camargue,
Parc Naturel Régional de Camargue

Le Domaine Départemental du Château d’Avignon / Le Domaine Paul Ricard de Méjanes / Le Musée de la Camargue
Cassis,
Cassis

L'Atelier des Calanques / L’Atelier Traiteur / L'Art du Temps / L'Eau de Cassis / La Galerie Marina / La Librairie Préambule / Le Musée Municipal d’Art et Traditions populaires de Cassis / Le Poète Chriss'
Gardanne,
Gardanne

L’Association les Croix de Moulin / Bébé Boutique / L'Espace Carnaval / Le Musée Gardanne Autrefois / L’Office de Tourisme de Gardanne / Huguette Garrido
Grand Site Sainte Victoire – La Ville du Tholonet,
Grand Site Sainte Victoire – La Ville du Tholonet

Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône / Le Domaine Terre de Mistral / Les Gardes Nature du Grand Site Sainte Victoire
Istres,
Istres

Le Café de l'Olivier / Le Café du XXème Siècle / La Chapelle Saint Sulpice / Dinh Van / Aux Délices D'Italie / Les Habitants du Vieil Istres / L’Hôtel le Castellan / Natalité Puériculture / L’Office de Tourisme d’Istres / Le Restaurant Le Serac / La Table de Sébastien / Xoxo Prêt-à-Porter
La Ciotat,
La Ciotat

La Chapelle des Pénitents Bleus / La Civette du Port / Comme à la Maison / Graine d’Épices / Les Hommes du Sud / Les Lézards Curieux/ La Maison des Associations de La Ciotat / La Malle d’Odriane / Le Musée de l’Association des Amis du Vieux La Ciotat / Au Poivre d’Âne
Marseille,
Marseille

L’Association A Vos Marches / L’Association En Italiques/ L’Atelier Val X / Les Bancs Publics / La Bonne Etoile / La Boulangerie Bannette / La Brigade des Brouettes/ Le Café du Théâtre / Christine Couture / Le Comptoir Victorine / La Friche Belle de Mai - SFT / Lab.l Marseille / La Maison Pour Tous Belle de Mai / Le Rouge / La Ruche / Stooges Architecture / Les Têtes de l'Art / Les 1000 saveurs / L’Association À vos marches / L’Association Naturoscope / La Baguette Magique / Geneviève Gérardy/ CLSH Tempo Pastré /Le Snack / Le Château Pastré / Le Musée de la Faïence / Poney Compagnie / Théâtre du Centaure/ L’Association À Vos Marches / L’Association ID’ALL / L’Association Portes Ouvertes Consolat / L’Atelier Gabi Wagner / L’Atelier Pièces Uniques / La Brasserie le 31 / La Brasserie Le Dernier Métro / L’Espace Hypérion / Art-Cade, Galerie des Grands Bains Douches de La Plaine/ Le Longchamp Palace / Le Magasin Alternatif / Ludimars / Mairie des 4ème et 5ème arrondissements de Marseille/Le Musée Grobet-Labadié / Le Museum d’Histoire Naturelle / Théâtre de la Ferronnerie / L’Association des Rameurs de l’Estaque / L’Atelier / Choc Fleurs / Jean-Marie Sanchez / Le Kiosque Magali / / Lei Pescadou de l’Estaco / La Maison Municipale des Associations (M.M.A) Estaque Gare / La M.M.A. Estaque Plage / L’Occasion de l’Estaque / Pile O’Poil / Zin Art / L’Association ARAPEDE / L’Association À Vos Marches / Le Centre d’Animation de Font Obscure / Le Foyer de Vie l’Astrée / L’Association HuNaMar / Les Jardins Partagés de Font Obscure / La Main qui écoute / Le Musée de la Moto / L’Association À Vos Marches / L’Association AGARN- Le Relais Nature / L’Association Chandra Shakti / L’Association Loisirs de Bois-Luzy / L’Auberge de Jeunesse de Bois-Luzy / Le Centre d’Intérêt de Quartier de Bois-Luzy / Le Centre Sportif de Montolivet Bois-Luzy / Champs Libres/ La Direction des Parcs et Jardins de la Ville de Marseille / La Buvette de la Moline/ Au Cœur des Vignes / Le Boudoir du Monde / Castaldi / La Galerie Sordini / La Maison de Nina / Marie-Laure Sasso-Ladouce / Miyadori-do / L'Ornithorynque / Les Savons de Saint-Victor / La Société Marseillaise de Crédit / Watt / Zia-Concetta / Allo Walid / L’Amicale Bouliste Dromel / L’Atelier des Arts / Le Bar Tabac le Phocéa / CLS Lavage / La Fournée Le Brix / Jing Jang / Le Tabac Presse Dromel / L’Atelier Aneka Prus / L’Atelier Celadon / La Boite à Sardines /La Boulangerie du marché / Calligaris / Le Cinéma Les Variétés / La Closerie du Poirier / La Cure Gourmande / L’Espace Culture / Latté / La Maison Diamantée / Le Manège le Caroussel / Mélissa Boutique / Le Mémorial de la Marseillaise / Minuscule / Le Musée des Docks Romains / La Petite Fleur du Panier / Ma Pitchoune Provence / Place aux Huiles / Le Préau des Accoules / Le Quai aux Fleurs / Santons Escoffier / La Société Marseillaise de Crédit / Starbucks / Le Théâtre des Bernardines / Torréfaction Noailles
Martigues,
Martigues

L'Argonaute / L'Atelier de Jacky / L’Espace Cinéma Prosper Gnidzaz/ Food et Cie / La Galerie Indigo / Hang'Art / Les Mille Délices / Mirjea / Théâtre Les Ponts Levants / Le Quai des Pirates / Senteurs en Provence
Pertuis,
Pertuis

Le Bellini / Bellucita / La Bibliothèque de Pertuis / Estelle / Le Grand Café Thomas / Lézardéclic / L’Office de Tourisme de Pertuis / Le Théâtre Municipal
Port-de-Bouc,
Port-de-Bouc

L’Association Latino'Ce / L'Art du Cadeau / La Baguette Magique / Le Cinéma Le Meliès / Le Giulia / Le Marrakech / La Médiathèque Boris Vian / Le Saloon
Tarascon,
Tarascon

La Boutique T Rodéo / Le Château Royal de Provence / La Compagnie Les Didascalies / L’Espace Tartarin / Aux Fleurs du Théâtre / L’Office de Tourisme de Tarascon / La Librairie Ancienne et Autres Trésors / La Librairie Mireille / Le Théâtre Municipal / Tout Autour de la Terre / Les Amis du Vieux Tarascon
Saint-Rémy-de-Provence,
Saint-Rémy-de-Provence

Autour des Musées / La Bourrasque / La Boutique Sophie Douence / La Chapelle Notre Dame de Pitié / La Collégiale St Martin / Compagnie Comme-ci Comme-ça / Compagnie les Pieds Au Sol / L’Office de Tourisme de Saint-Rémy-de-Provence / La Pâtisserie Bergèse / Presse Papeterie Méloni / La Société d'Histoire et d'Archéologie de Saint-Rémy-de-Provence / Voyages au Bout de la Nuit / Yaka Jouer
Trets,
Trets

Les Amis de l’Eglise Notre Dame de Nazareth / Les Amis du Village / Félicie dans les Étoiles / La Galerie Jaujard / La Maison d’Anne-Marie / La Vinothèque
Salon-de-Provence,
Salon-de-Provence

En Aparthé(s) / La Casa à Palabres / La Chocolaterie 7ème Sens / L’Espace Charles Trenet / Môman Zen / Le Moulin à Grain / Le Musée de l'Empéri / Le Musée Grévin / Le Musée Nostradamus / Pipoudoun Puériculture Naturelle / Le Portail Coucou / La Portée des Mots / La Savonnerie Rampal / Le Théâtre Municipal / De La Vigne à l'Olivier

Et tous les bénévoles de la Chasse au 13'Or.

L’art à l’endroit

Parcours d’art contemporain

À partir de 11h Venez découvrir un parcours d’oeuvres monumentales, en plein coeur d’Aix-en-Provence. Explorez treize lieux du patrimoine aixois transformés par onze artistes internationaux. Survolée par la Patrouille de France, l’inauguration de ce parcours d’art contemporain promet d’être un rassemblement vivant et intense. Le spectacle de cirque Tapis Rouge et l’exposition Cadavre exquis, suite méditerranéenne au Musée Granet complètent cette programmation.

11 artistes, 13 œuvres
pour une exposition d’art contemporain à ciel ouvert.

Thomas Houseago 1/2

Flowering Plant Panel

2012

Mausolée Joseph Sec

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Thomas Houseago 2/2

Sitting Woman

2012

Place de l’Université

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Xavier Veilhan

Le Monument

2011

Cour de l'Hôtel de Ville

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Sofia Taboas

Four Personal Cages

2012

Cour d’Appel - Palais Monclar

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Franz West

Room in Aix

2010 - 2012

Palais de Justice

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Ugo Rondinone

I feel, you feel, we feel through each other into our selves

2012

Place Saint-Jean de Malte

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Yayoi Kusama

Ascension of Polka Dots on Trees

2012

Cours Mirabeau

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Rachel Feinstein

Puritan’s Delight

2012

Fontaine de la Rotonde

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Mark Handforth

Horseshoes

2012

Place François Villon

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Marc Camille Chaimowicz 1/2

Resting… And Learning

2012

Abbaye de Silvacane

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Marc Camille Chaimowicz 2/2

Prie-Dieu… 2011 (dressed 2013)

2012

Chapelle de la Consolation

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Kimsooja

To Breathe : The Flags

2012

Façades de la Ville

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Huang Yong Ping

Abbottabad

2012

Hôtel de Gallifet

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Thomas Houseago 1/2

Flowering Plant Panel

2012 - Tuf calcaire, chanvre, armature en fer

Mausolée Joseph Sec

Diplomé de la St. Martin’s School of Art en 1994, Thomas Houseago vit et travaille actuellement à Los Angeles. Le tour de force de ses sculptures est d’arriver à combiner le sentiment d’une animalité brute avec celui d’une fragilité existentielle à fleur de peau. On ne peut s’empêcher, devant la violence de ses figures mélancoliques aux formes torturées, de penser par exemple au robot géant du film d’animation Le Roi et l’oiseau qui, après avoir détruit une cité entière, s’assoit sur ses décombres encore fumant pour méditer dans la position du penseur de Rodin à ce qu’il vient de faire. Ou encore Dark Vador, l’une des références explicites de l’artiste, cet homme-machine dont l’humanité est réveillée par le spectacle de son fils torturé à mort par la haine de l’Empereur… Cette puissance d’expression, Thomas Houseago réussi à l’atteindre en s’investissant avec une intensité extrême dans l’exploration des techniques – le modelage, la taille, la fonte – et l’utilisation des matériaux traditionnels de la sculpture : le fer, le bronze, le bois, le plâtre et l’aluminium. Cet alliage rare de brutalité et de fragilité est notamment créé grâce à une remise en cause des paramètres de base de la sculpture, en particulier l’opposition entre bidimensionnalité (dessins à plats) et tridimensionnalité (formes en volumes), que l’artiste réussit à réduire à néant en réunissant de manière originale l’une et l’autre dans ses sculptures. « J’aimerais que mon travail  fasse réfléchir sur le corps humain, le corps blindé, le corps viral, le corps qui disparaît, le corps blessé », dit-il. En 2011, une exposition itinérante intitulée What went down s’est arrêtée au Centre International d’Art et du Paysage de l’Ile de Vassivière. En 2012, il a réalisé un solo show au Sainsbury Centre for Visual Arts à Norwich (Angleterre).

L’intervention de Thomas Houseago est composée de deux moments différents. D’abord,  pour le Mausolée Joseph Sec, l’artiste a composé un panneau en plâtre qu’il a ensuite réalisé en résine pour faciliter son exposition en extérieur. Les motifs végétaux et les formes émergent de la matière tels les esclaves dont Joseph Sec militait pour l’émancipation. Comme toujours dans l’œuvre de Houseago, le panneau et la technique du bas-relief renvoient à de multiples références historiques, de l’Egypte ancienne aux arts décoratifs. De même, sur la place de l’Université face à la cathédrale Saint Sauveur, sa femme assise monumentale évoque aussi bien la statuaire funéraire étrusque que la modernité d’Henry Moore. Avec son œil de sculpteur, Houseago a particulièrement adapté formes et volumes à la qualité des espaces investis.

Mausolée Joseph Sec
6, Avenue Pasteur
Tous les jours, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h 

Joseph Sec (1715-1794) est maître menuisier et un marchand de bois aixois. Ce dernier fait construire un curieux monument jacobin et maçonnique, rare vestige d’une architecture révolutionnaire. Sec a fait appel à un professionnel, vraisemblablement Barthélémy Chardigny, qui a certainement joué un rôle majeur dans la conception du monument, certains bas-reliefs pourraient être de sa main. On distingue la personnification de l’Europe symbole de liberté et celle de l’Afrique symbole de l’esclavage. Une statue représentant la loi trône au sommet de l’édifice. On peut y lire :  «  Sorti d’un cruel esclavage, /   Je n’ai d’autre maître que moi / Mais de ma liberté je ne veux faire usage / Que pour obéir à la Loi ». Au pied de la face orientale de ce monument cénotaphe, Sec a placé dans un jardin sept grandes statues du XVIIe siècle d’un grand effet décoratif, sans doute de Pierre Pavillon, représentant des personnages de l’Ancien Testament.

Place de l’Université- Ancienne université de droit (inscrite 1929)
Rue Gaston de Saporta, en face de la Cathédrale Saint-Sauveur
Tous les jours

 L’ancienne université de droit d’Aix (transférée en 1950) reçoit aujourd’hui l’Institut d’Etudes Politiques. Le premier bâtiment construit vers 1604 par Pierre Laurens et Esprit Boyer sera démoli malgré plusieurs restaurations. Georges Vallon construit le bâtiment actuel entre 1734 et 1741. Un avant-corps à colonnes marque la façade, surmonté d’un fronton orné d’une allégorie de la Justice. Paul Cézanne y sera étudiant de 1858 à 1860. Face au bâtiment se trouvait jusqu’au XXe siècle un buste de Fabri de Peiresc, célèbre humaniste provençal, aujourd’hui installé sur le côté Sud de la place.

Thomas Houseago 2/2

Sitting Woman

2012 - Bronze

Place de l’Université

Diplomé de la St. Martin’s School of Art en 1994, Thomas Houseago vit et travaille actuellement à Los Angeles. Le tour de force de ses sculptures est d’arriver à combiner le sentiment d’une animalité brute avec celui d’une fragilité existentielle à fleur de peau. On ne peut s’empêcher, devant la violence de ses figures mélancoliques aux formes torturées, de penser par exemple au robot géant du film d’animation Le Roi et l’oiseau qui, après avoir détruit une cité entière, s’assoit sur ses décombres encore fumant pour méditer dans la position du penseur de Rodin à ce qu’il vient de faire. Ou encore Dark Vador, l’une des références explicites de l’artiste, cet homme-machine dont l’humanité est réveillée par le spectacle de son fils torturé à mort par la haine de l’Empereur… Cette puissance d’expression, Thomas Houseago réussi à l’atteindre en s’investissant avec une intensité extrême dans l’exploration des techniques – le modelage, la taille, la fonte – et l’utilisation des matériaux traditionnels de la sculpture : le fer, le bronze, le bois, le plâtre et l’aluminium. Cet alliage rare de brutalité et de fragilité est notamment créé grâce à une remise en cause des paramètres de base de la sculpture, en particulier l’opposition entre bidimensionnalité (dessins à plats) et tridimensionnalité (formes en volumes), que l’artiste réussit à réduire à néant en réunissant de manière originale l’une et l’autre dans ses sculptures. « J’aimerais que mon travail  fasse réfléchir sur le corps humain, le corps blindé, le corps viral, le corps qui disparaît, le corps blessé », dit-il. En 2011, une exposition itinérante intitulée What went down s’est arrêtée au Centre International d’Art et du Paysage de l’Ile de Vassivière. En 2012, il a réalisé un solo show au Sainsbury Centre for Visual Arts à Norwich (Angleterre).

L’intervention de Thomas Houseago est composée de deux moments différents. D’abord,  pour le Mausolée Joseph Sec, l’artiste a composé un panneau en plâtre qu’il a ensuite réalisé en résine pour faciliter son exposition en extérieur. Les motifs végétaux et les formes émergent de la matière tels les esclaves dont Joseph Sec militait pour l’émancipation. Comme toujours dans l’œuvre de Houseago, le panneau et la technique du bas-relief renvoient à de multiples références historiques, de l’Egypte ancienne aux arts décoratifs. De même, sur la place de l’Université face à la cathédrale Saint Sauveur, sa femme assise monumentale évoque aussi bien la statuaire funéraire étrusque que la modernité d’Henry Moore. Avec son œil de sculpteur, Houseago a particulièrement adapté formes et volumes à la qualité des espaces investis.

Mausolée Joseph Sec
6, Avenue Pasteur
Tous les jours, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h 

Joseph Sec (1715-1794) est maître menuisier et un marchand de bois aixois. Ce dernier fait construire un curieux monument jacobin et maçonnique, rare vestige d’une architecture révolutionnaire. Sec a fait appel à un professionnel, vraisemblablement Barthélémy Chardigny, qui a certainement joué un rôle majeur dans la conception du monument, certains bas-reliefs pourraient être de sa main. On distingue la personnification de l’Europe symbole de liberté et celle de l’Afrique symbole de l’esclavage. Une statue représentant la loi trône au sommet de l’édifice. On peut y lire :  «  Sorti d’un cruel esclavage, /   Je n’ai d’autre maître que moi / Mais de ma liberté je ne veux faire usage / Que pour obéir à la Loi ». Au pied de la face orientale de ce monument cénotaphe, Sec a placé dans un jardin sept grandes statues du XVIIe siècle d’un grand effet décoratif, sans doute de Pierre Pavillon, représentant des personnages de l’Ancien Testament.

Place de l’Université- Ancienne université de droit (inscrite 1929)
Rue Gaston de Saporta, en face de la Cathédrale Saint-Sauveur
Tous les jours

L’ancienne université de droit d’Aix (transférée en 1950) reçoit aujourd’hui l’Institut d’Etudes Politiques. Le premier bâtiment construit vers 1604 par Pierre Laurens et Esprit Boyer sera démoli malgré plusieurs restaurations. Georges Vallon construit le bâtiment actuel entre 1734 et 1741. Un avant-corps à colonnes marque la façade, surmonté d’un fronton orné d’une allégorie de la Justice. Paul Cézanne y sera étudiant de 1858 à 1860. Face au bâtiment se trouvait jusqu’au XXe siècle un buste de Fabri de Peiresc, célèbre humaniste provençal, aujourd’hui installé sur le côté Sud de la place.

Xavier Veilhan

Le Monument

2011 - Mousse poluyréthane, polystyrène, contreplaqué TX, inserts en acier

Cour de l'Hôtel de Ville

Cette œuvre figure un monument d’un genre inhabituel puisque le spectateur est invité à l’habiter. Elle se pose comme un espace en soi, partagé et partageable. Autonome, séductrice, elle est ouverte à ceux qui, rejoignant les personnages représentés déjà là, veulent vivre un moment particulier : celui où la tyrannie de l’intime, que met en jeu l’approche privée - au sens du rapport à la vie privée, telle qu’exacerbée ici par l’individu Xavier Veilhan - se met en scène dans un des lieux les plus représentatifs de la cause publique, à savoir la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville accessible à tout citoyen. Violemment rouge et de facture artificielle, délibérément non intégrée, cette sculpture semble née d’un processus de modélisation, comme fabriquée par une de ces imprimantes 3D dont on nous dit qu’elles nous permettront bientôt de produire à la maison les objets usuels dont nous aurons besoin. Fidèle à l’échelle humaine et composant naturellement avec l’architecture ambiante qui, quant à elle, témoigne d’un long vécu, elle compense son futurisme d’aspect par la commémoration d’un indispensable vivre en commun.

Cette œuvre figure un monument d’un genre inhabituel puisque le spectateur est invité à l’habiter. Elle se pose comme un espace en soi, partagé et partageable. Autonome, séductrice, elle est ouverte à ceux qui, rejoignant les personnages représentés déjà là, veulent vivre un moment particulier : celui où la tyrannie de l’intime, que met en jeu l’approche privée - au sens du rapport à la vie privée, telle qu’exacerbée ici par l’individu Xavier Veilhan - se met en scène dans un des lieux les plus représentatifs de la cause publique, à savoir la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville accessible à tout citoyen. Violemment rouge et de facture artificielle, délibérément non intégrée, cette sculpture semble née d’un processus de modélisation, comme fabriquée par une de ces imprimantes 3D dont on nous dit qu’elles nous permettront bientôt de produire à la maison les objets usuels dont nous aurons besoin. Fidèle à l’échelle humaine et composant naturellement avec l’architecture ambiante qui, quant à elle, témoigne d’un long vécu, elle compense son futurisme d’aspect par la commémoration d’un indispensable vivre en commun.

Cour de l’Hôtel de Ville
Tous les jours, de 8h à 20h 

Place de l’Hôtel de ville
Sur cette place se trouvent trois éléments forts : l’hôtel de ville, sa fontaine et la halle aux grains. Installé depuis le XIVe siècle au pied de la Tour de l’horloge, l’Hôtel de ville fut reconstruit en deux campagnes entre 1655 et 1678. La conception d’ensemble inspirée des palais italiens est l’œuvre de Pavillon, assisté des sculpteurs Rambot et Fossé. Deux séries de peintures se trouvent dans la salle des Etats de Provence, au premier étage : d’une part, les portraits des comtes de Provence et des rois de France, de l’autre, les grands travaux historiques. Le temps et la Révolution ont dépouillé la façade de sa riche ornementation. La fontaine édifiée en 1755, surmontée d’une colonne romaine, est signée Chastel. Le décor monumental qui l’entoure lui donne beaucoup de caractère. Construite à partir de 1754 la Halle aux grains, elle se caractérise par un avant-corps central, surmonté d’un fronton triangulaire protégeant un magnifique ensemble baroque sculpté, de la main de Chastel : ce sont les allégories du Rhône et de la Durance, sous les traits d’un homme et d’une femme représentées entourées de toutes les richesses agricoles issues des bienfaits de l’eau. Le pied de la déesse qui sort du fronton, symbolise les moments où la Durance sort de son lit…. subtile métaphore.

Hôtel de Ville
Installé depuis le XIVe s au pied de la Tour de l’horloge, l’Hôtel de ville à façade italienne fut reconstruit en deux campagnes, de 1655 à 1660 et de 1665 à 1678 : la reprise est bien visible dans les denticules de la corniche à gauche du fronton central. La conception d’ensemble est l’œuvre de l’architecte Pierre Pavillon, assisté des sculpteurs Jean-Claude Rambot et Jacques Fossé, véritablement inspirée des palais italiens : tant par le mouvement créé par le jeu des lignes (frontons triangulaires et courbes), d’ombre et de lumière - concepts baroques - que par son escalier dit « à l’impériale » (1665) conçu pour magnifier le pouvoir municipal grâce à la prouesse de ses lignes audacieuses. La façade principale a subi les dégradations du temps et des révolutions, dépouillée d’une riche ornementation sculptée : statues d’anges, de deux comtes de Provence ; monogrammes du roi et du gouverneur. Quant au buste du roi Louis XIV, celui de la République l’a remplacé. La façade sur rue est fortement structurée avec les pilastres jumelés à ordres superposés, portant des entablements à puissantes corniches qu’accentuait, avant 1741, l’étroitesse de la rue.

Sofia Taboas

Four Personal Cages

2012 - Fer forgé peint

Cour d’Appel - Palais Monclar

Diplômée en 1990 de l’Ecole nationale d’Art Plastique de Mexico, Sofia Taboas vit et travaille à New York. Son travail pourrait être défini comme une forme de réaction esthétique vis-à-vis de l’environnement dans lequel elle est invitée à s’exprimer. A travers cette attitude « féministe » où la volonté d’imposer coûte que coûte une signature est délaissé au profit d’une réflexion in situ, prenant en compte l’atmosphère du lieu où elle intervient aussi bien que son histoire ou encore tout simplement sa forme, Sofia Taboas développe une très forte sensibilité aux questions ayant trait à la manière dont nous négocions notre inscription dans la nature. L’une de ses plus belles installations, Cinq jardins flottants pour cinq pierres en 2009 dans Chapultepec, le plus grand parc de Mexico, est emblématique de sa démarche artistique. Sur un bateau au milieu du lac de Chapultepec, elle a lancé cinq pierres au hasard. Là où ces pierres sont tombées elle a installé de grandes plateformes flottantes sur lesquelles elle a créé des jardins en utilisant les centaines de plantes qui poussaient dans le parc. Depuis cette époque, la faune végétale de chacun de ces « jardins flottants » se développe en interagissant en permanence avec leur environnement. À la fois intégrées au lac, mais en même temps distinctes de lui, ces cinq « îles artistiques» apportent quelque chose de nouveau à la vie du parc sans revendiquer pour autant un statut d’œuvre d’art qui ferait d’elles quelque chose d’essentiellement autre et qu’il faudrait donc regarder et vivre de manière absolument différente. Membre fondateur la revue mexicaine TEMISTOCLES 44, elle a participé durant l’été 2012, à l’exposition collective Play with Me: Interactive Installations au Musée de l’Amérique latine à Long Beach Island (New York). Elle a également réalisé en 2011 une exposition personnelle intitulée Superficies límite au Museo de Arte Carrillo Gil (Mexico).

L’architecture du Palais Monclar, ancienne prison qui abrite aujourd’hui la Cour d’Appel, a inspiré l’œuvre de Sofia Taboas. Construit par Michel Robert Penchart à partir des plans de Nicolas Ledoux, le bâtiment se caractérise par sa forme carrée dont chaque côté mesure 50 mètres. elle a décidé de ponctuer chaque angle de la forme géométrique et carcérale du bâtiment par des cages dont la forme reprend chacune une figure géométrique : le pentagone, le cylindre, le triangle et la pyramide. Les cages s’inspirent des ferronneries qui au Mexique protègent les portes et les fenêtres. A chaque cage correspond un motif de ferronnerie mexicaine traditionnelle. Avec cette œuvre, Sofia Taboas pose un geste poétique qui évoque la manière dont la protection et l’enfermement vont souvent de paire.

Cour d’appel
20, Place de Verdun
Tous les jours

Une noria dans la Cour d’appel- Palais Monclar (ancienne prison)

Lors de la réalisation des plans du Palais de Justice, Claude-Nicolas Ledoux dessine également ceux de la prison. Les travaux suspendus par la Révolution, ne reprennent qu’en 1822 légèrement modifiés par le nouvel architecte, Michel Penchaud, et achevés en 1832 peu après le palais de justice. En 1991, la maison d'arrêt est désaffectée pour créer une extension des services judiciaires. Lors d'une campagne de fouilles, précedant les travaux, on découvrit une noria datée du Xe ou XIe siècle, restaurée et mise en valeur par un sobre cadre végétal. Une noria désigne une machine hydraulique, ancêtre des centrales hydrauliques modernes, ici utiliser pour remonter l'eau des puits et ainsi irriguer les cultures et jardins environnants.

Franz West

Room in Aix

2010 - 2012 - Aluminium, laque

Palais de Justice

Depuis ses débuts dans les années 70, l’artiste autrichien Franz West est préoccupé par l’idée de substituer à la relation distanciée, car contemplative et réflexive, créée par les institutions muséales entre le public et les oeuvres un rapport quasi-tactile. Lui-même disait en ce sens que « l’art ne devrait être perçu qu’à travers les points de contact que l’on crée lorsque l’on s’allonge dessus ». Très fortement inspiré par l’art de la performance et les pratiques de l’actionnisme viennois, ses toutes premières œuvres - les «Pass stücke» - réalisées en papier mâché et plâtre pouvaient être portées par le corps humain afin de lui servir d’attelle, de prothèse ou encore d’excroissance. Il s’agissait là pour lui d’«adaptateurs entre l’art et la vie». Toute sa vie il fût fidèle à cette conception de l’art qui le mena naturellement à produire au cours des années 80 du mobilier tels que tables, chaises et sofas qu’il disposait tout autour de ses installations. Le but, là encore, était de contrebalancer la solennité imposée de « l’espace musée » en aidant les visiteurs à développer un sentiment de décontraction et de familiarité lorsqu’ils se retrouvaient en face de ses oeuvres. Depuis la fin des années 90, Franz West a réalisé pour les espaces publics de nombreuses sculptures monumentales aux formes allongées et de couleurs très vives dont la fonction était tout autant de rendre plus joyeux l’espace dans lequel elles étaient placées que de servir de mobilier urbain aux personnes de passage. Récemment, son travail a été exposé au Museum Ludwig à Cologne (2010), au LACMA de Los Angeles (2009) et à al Fondation Beyeler en Suisse (2OO9). Décédé l’année dernière, Franz West, Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2011, est l’un des plus importants artistes contemporains autrichiens.

Le titre initial de cette œuvre, présentée pour la première fois sur la Piazza di Pietra de Rome, était Room in Rome. A Aix, elle s’appellera Room in Aix, jouant explicitement sur l’ambiguïté du mot ‘room’ – à la fois concret, une pièce, et abstrait, un espace. Les trois formes monumentales qui la composent sont réalisées en aluminium laqué, et comme toutes les œuvres de Franz West, elles sont à la fois organiques et abstraites. Posées sur un grand socle neutre, elles sont conçues pour créer leur propre espace au cœur de la ville et dialoguent entre elles comme des personnages sur une scène de théâtre. Les couleurs pastel viennent en contredire la monumentalité et leur permettent de jaillir comme une surprise de la réalité monochrome de la ville. Placée sur le seuil du Palais de Justice, la sculpture évoque la procédure judiciaire comme mise en scène (avec le juge, le prévenu et l’avocat) et confronte son humour et sa légèreté à la solennité du lieu.

Palais de Justice
20, Place de Verdun
Tous les jours

Construit sur l’emplacement de l’ancien Palais des Comtes de Provence, le Palais de Justice est commandé en 1787 à Claude-Nicolas Ledoux, qui avait imaginé simultanément la restructuration d’une partie du quartier. Plus de 200 maisons sont détruites pour créer ce nouvel édifice. La Révolution éclate. Les travaux suspendus, ne reprendront qu’en 1822 légèrement modifiés par Michel Penchaud, l’architecte de la prison. Achevé en 1831, la cour s’y installe le 13 novembre 1832, la même année la prison  est terminée. Entre temps la justice était rendue dans le couvent des Prêcheurs. Devant le Palais des monuments à la gloire de Siméon et Portalis sont élevés en 1842, œuvres de l’aixois Ramus inaugurées le 8 novembre 1847. Le fronton néoclassique prévu comme sur le Palais de Justice de Marseille, ne sera jamais réalisé.

Ugo Rondinone

I feel, you feel, we feel through each other into our selves

2012 - Aluminium, laque

Place Saint-Jean de Malte

Né en 1964  à Brunnen (Suisse), Ugo Rondinone vit actuellement à New York. De 1986 à 1990, il étudie à la prestigieuse Hochschule für Angewandte Kunst (Université des Arts Appliquées) de Vienne en Autriche. Depuis, il met en place au fil des ans une œuvre digne de celle d’un poète, tant l’ensemble de ses créations s’apparente à une immense architecture d’émotions emprunte, jusque dans ses moindres détails, d’un subtil et tenace sentiment d’amertume existentielle. Ses premières pièces marquantes furent de grands arc-en-ciel colorés agrémentés de phrases énigmatiques capable de faire émerger un état d’âme ambiguë à mi-chemin entre le sourire et les larmes : DOG DAYS ARE OVER ; HELL YES ! ; DREAMS AND DRAMA… Récurrente, la figure du clown triste endormi hante sa production, comme d’ailleurs la plupart de ses œuvres que l’on retrouve souvent d’une exposition à l’autre : arches noires luisantes qui structurent l’espace, arbres calcinés peints en blancs, cheminée de conte de fées bien évidemment éteinte, masques africains, personnages fantomatiques maussades ou hilares tout droit sortis d’un film de Tim Burton, enregistrement audio dans lequel un homme et une femme échangent des paroles sur un ton bizarre et désenchanté, ou encore le symbole du zéro comme si tout était à reprendre depuis le début, toujours. Ugo Rondinone représente la Suisse à la 52ème Biennale de Venise en 2007. En 2009, il participe au Festival d’Automne à Paris et il expose cette année au M Museum de Leuven
 (Suisse) et au Art Institute of Chicago.

Depuis quelques années, Ugo Rondinone prend l’empreinte d’oliviers millénaires trouvés en Basilicata d’où sa famille est originaire. A partir de ces empreintes, il réalise des sculptures en aluminium laqué de blanc ou en résine transparente. Placés dans la ville ou dans les musées, les oliviers, ancrés dans la terre et dans le temps, deviennent des silhouettes fantomatiques, fossiles artificiels transfigurés en  sculptures à part entière. A Aix, c’est une version en aluminium qui sera présentée sur la place Saint Jean de Malte, l’arbre évoquera le lieu du souvenir et de la rencontre, le paysage provençal si proche et pourtant absent de la ville.

Place Saint-Jean de Malte
Tous les jours

Lors de la création du quartier Mazarin, l’église Saint-Jean-de-Malte est intégrée de manière à se trouver au bout d’un des axes forts de ce nouvel espace urbain. Désormais elle se situe en point final de la rue Cardinale, à l’Est. Dans ce nouveau plan d’urbanisme, Michel Mazarin a marqué quatre fois ce quartier de ses noms et titres : rue Cardinale (en mémoire de son frère), rue saint-Michel (Goirand), rue Mazarine, rue Saint-Sauveur (dont Mazarin est archevêque- actuelle rue du 4 septembre). Autour de ces quatre axes majeurs se sont installés au fur et à mesure de splendides hôtels particuliers. Sur la place, l’ancien palais du prieuré de Saint-Jean-de-Malte est transformé en Ecole de dessin en 1828 puis devient en 1838 le musée Granet. François-Marius Granet (1775-1849), est un peintre aixois dont la part essentielle de son œuvre est conservée au sein du musée, soit : quelques 200 peintures, 1500 dessins, aquarelles, lavis inspirés de Rome, Paris, Versailles et bien sûr de Provence, dont il a fait don à la ville. Rénové en 2006, pour le centenaire de la mort du peintre Paul Cézanne, les collections permanentes y sont présentées depuis juin 2007. Le musée fait partie des plus riches musées de province avec des collections majeures regroupant les principaux moments des écoles de peinture hollandaise; flamande et italienne mais aussi française du XVIe au XXe siècle. Des salles d’archéologie sont consacrées à la statuaire de la ville protohistorique d’Entremont.

Yayoi Kusama

Ascension of Polka Dots on Trees

2012 - Polyester

Cours Mirabeau

Né en 1929 au Japon à Matsumoto dans la préfecture de Nagano, Yayoi Kusama s’inspire depuis plus de 50 ans de motifs récurrents issus d’hallucinations d’enfance tels que les pois - qui deviendront sa marque de fabrique - pour créer une œuvre où art et folie ne peuvent pas être distingués l’un de l’autre. Partie aux Etats-Unis à la fin des années 50, elle participe indirectement aux mouvements du psychédélisme et du pop art, en réalisant des photos, des collages et des installations où l’on retrouve bien évidemment les pois ( « Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d'autres pois… » dit-elle) mais aussi la figure du phallus ainsi que celle du macaroni choisi pour symboliser la société industrielle de consommation. Pacifiste, féministe et partisane de la liberté sexuelle, elle organise entre 1967 et 1972 de nombreux happenings principalement à New York. Fatiguée mentalement, elle rentre définitivement au japon en 1973. Depuis 1977, elle vit dans l’hôpital psychiatrique Seiwa à Tokyo, un lieu à partir duquel sa folie artistique lui permet d’acquérir une réputation internationale notamment grâce à ses installations faites  de murs-miroirs reflétant à l’infini le contenu d’une pièce pleine de peluches - phallus à pois au milieu desquelles Kusama se met elle-même en scène. En 1993 elle est invitée à la Biennale de Venise puis, en 1998, au Museum of Modern Art (MoMA) à New-York. En 2011-2012, le Centre Pompidou lui consacre sa première rétrospective française.

Avec Ascension of Polka Dots on Trees (Ascension des pois sur les arbres), le système de Yayoi Kusama prend d’assaut le Cours Mirabeau, la rencontre entre deux icônes. Le Cours Mirabeau, dont l’élégance et l’harmonie témoignent d’un bel esprit classique emblématique du 17e siècle en France, se confronte à la toute puissance de l’exubérance et de la folie de l’artiste qui à partir de la prolifération du même motif parvient à s’approprier le monde. Ici, le motif qui vient embrasser les arbres centenaires rend hommage à la perspective de la promenade en même temps qu’ils en brisent la perfection, pour l’ouvrir vers l’univers pop et métaphysique de Kusama qui avec ses pois cherche toujours, comme la perspective elle-même, à atteindre l’infini.

Cours Mirabeau
Tous les jours

Né de l’abattement des anciens remparts en 1651, le cours à carrosses dit le « Grand Cours » suit la mode Florentine lancée par Marie de Médicis. Lieu de promenade, cette magnifique avenue prend le nom de « Cours Mirabeau » en 1876 pour honorer la mémoire du grand tribun : Gabriel Honoré de Riquetti (1749-1791), grand orateur de la Constituante et représentant du Tiers Etat. Sa statue se trouve aujourd’hui dans le Palais de justice. Les deux sculptures au bas du cours sont réalisées par Truphème en 1883. Ces deux groupes allégoriques représentent côté Nord, les Arts et les Sciences et côté Sud les Industries et les Arts Décoratifs. En haut du cours près du Passage Agard, on voit encore l’enseigne de la Chapellerie du père de Cézanne où est née la sœur de Paul le 4 juillet 1841. A deux pas, le Café des deux garçons : lieu de rendez-vous de la jeunesse romantique, de Cézanne avec ses amis Niollon, Baille, Zola. Le terminus du tramway Aix-Marseille se faisait devant la chapelle des Oblats. . On installe l’éclairage sur le Cours en 1906.

Rachel Feinstein

Puritan’s Delight

2012 - Aluminium peint

Fontaine de la Rotonde

Née en en 1971, Rachel Feinstein est une artiste américaine réputée pour ses sculptures d’allures baroques évoquant avec subtilité l’univers des contes de fées. Après avoir étudié les arts et la philosophie à la prestigieuse université de Columbia en 1993, elle suit une formation à l’Ecole de peinture et de sculpture Skowhegan dans le Maine. En 1994, l’une de ses premières œuvres exposées représentait la chambre à coucher en pain d’épice de la Belle au bois dormant dans laquelle elle passa plusieurs nuits. Depuis, l’ensemble de ses créations peut être considéré comme une gigantesque et désordonnée exploration du seul mode d’expression plastique véritablement « féminin » de l’histoire de l’art : le style « rococo ». Assumant sa féminité aussi bien dans son travail que dans son existence, elle n’a jamais par exemple hésité à mettre en avant son rôle très classique de « muse » auprès de son mari, le célèbre peintre John Currin. Elle a également posé pour le magazine de mode Vogue ou encore  défilé pour la marque du couturier Tom Ford, nonobstant les critiques plus ou moins virulentes du milieu de l’art new-yorkais qui lui reprochait un mode de vie par trop frivole et superficiel pour une artiste supposée importante… Cette polémique lui aura néanmoins permis de dénoncer publiquement un certain machisme ambiant et d’affirmer du même coup les droits d’une artiste à être femme jusqu’au bout des ongles, celle-ci n’étant absolument pas obligée de reproduire pour elle-même les stéréotypes masculins dominants de l’artiste dit « sérieux ». En 2006, elle réalise sa première monographie en France au Consortium (Dijon). En janvier 2011, l’exposition The Snow Queen au Lever House in New York fait taire les critiques locales en consacrant définitivement la qualité son travail.

La fontaine de la Rotonde a été conçue par Théophile de Tournadre, ingénieur des Ponts et Chaussées. C’est un ensemble complexe, comportant deux bassins superposés avec des lions, des groupes d’enfants chevauchant cygnes et dauphins, alors qu’en son sommet se dressent les représentations symboliques et gracieuses de la Justice, de l’Agriculture (associée au Commerce) et enfin des Beaux-Arts. Le parti-pris retenu dans le cadre du parcours d’art contemporain, a été de relever le défi d’introduire un élément sculpté étranger dans cette construction de l’esprit qui se propose comme un tout cohérent. Rachel Feinstein, dont la production artistique se réfère aussi bien à l’art roccoco qu’au vocabulaire géométrique cubiste, a choisi d’introduire une figure inquiétante et puritaine : soit la forme épurée d’une élégante calèche quasiment démantelée à la suite à ce qu’on peut imaginer être un accident. Un motif renversé, qui vient perturbé l’ordre établi, évoquant l’univers cinématographique d’un Tim Burton. Mais aussi l’expression d’une menace pesant sur un monde de certitudes, qui rappelle l’atmosphère délétère d’Autant en emporte le vent.

Fontaine de la Rotonde
Place du Générale de Gaulle
Tous les jours

C'est à la rotonde que s'articulent le pasé et l'avenir du développement urbain d'Aix. La place (100m de diamètre) est créée entre 1840 et 1850. En 1860 est réalisée la fontaine de la Rotonde sur les plans de des ingénieurs Tournadre et Sylvestre. Haute de 12 mètres, elle est construite en pierre froide et composée de deux bassins. Lions, dauphins, cygnes et angelots, oeuvres de Truphème, l'agrémentent; les trois statues qui la surmontent, représentent la justice (vers le cours), l'agriculture (vers Marseille) et les beaux-arts (vers Avignon), formant une étoile routière. Ramus, Chabaud et Ferrat en sont les auteurs. D'abord alimentée parcimonieusement par le canal de Zola (1854), puis à plein jet et tous les jours par le canal de Verdon (1875), il est relayé aujourd'hui par le canal de Provence.

Mark Handforth

Horseshoes

2012 - Aluminium peint

Place François Villon

Mark Handforth grandit à Londres où il étudie à la Slade School of Fine Art avant de s’installer à Miami. Il réalise essentiellement des sculptures géantes souvent placées dans l’espace public et représentant des objets que l’on croise quotidiennement dans la rue tels que panneaux signalétiques, lampadaires, cadenas abandonnés, motos, bornes d’incendies ou encore poubelles. Cependant il ne se contente pas de les agrandir comme le ferait un artiste pop tel que Claes Oldenburg mais leur fait subir des distorsions qui tirent sa pratique du côté du surréalisme. Par exemple, ses fameux lampadaires dont il a fait sa marque de fabrique sont littéralement « pliés en quatre », les bulbes lumineux étant ramenés près du sol comme s’ils venaient saluer les passants. Fidèle à sa logique facétieuse de détournement esthétique, Mark Handforth a également joué avec le langage formel de certains artistes tel que Dan Flavin dont il a littéralement fait twister les sculptures hiératiques en néons toujours très « sérieuses ». Une autre de ses pièces emblématiques est une reproduction immense d’un scrotum de poulet peint en argent, cet os que l’on s’amuse à casser à deux en prononçant un vœu secret. En 2005, le Kunsthaus de Zurich lui offre une grande exposition personnelle ainsi que, en 2011, le Museum of Contemporary Art (MCA) de Chicago.

En imbriquant trois agrandissements de fer à cheval, l’artiste basé à Miami, créé une image inattendue pour la ville d’aujourd’hui. L’objet, à qui il donne ici un statut monumental, dans un quartier tout juste reconfiguré et situé en prolongement du Cours Mirabeau, vient illustrer très clairement le phénomène métropolitain de continuité temporelle : de la place éminente du cheval dans le fonctionnement du monde d’hier à son rôle plus discret dans l’univers des loisirs, maintenant. La taille, comme la polychromie de la sculpture que l’artiste développe amplement dans les trois dimensions de l’espace, en font à la fois un signal et un point de rassemblement. Placé sur la place François Villon, lieu par excellence de nombreuses circulations piétonnes, cette œuvre fait écho aux vers du poète extraits de la Ballade des menus propos (1458) : “Je connois cheval et mulet. Je connois leur charge et leur somme”.

Place François Villon
A proximité de l’Office de Tourisme
Tous les jours

Quartier Sextius Mirabeau- Allées Provençales
Dix années de réflexions, d’études, de projets architecturaux et de réaménagements du programme initial, muris et affinés au fil du temps, auront été nécessaires pour la création du nouveau quartier Sextius Mirabeau. Créant le lien entre la ville ancienne et ce nouvel espace urbain, les « Allées provençales » constituent dans la perspective du cours Mirabeau le lien direct avec l’îlot A du nouveau quartier. La conception d’ensemble est l’œuvre de l’urbaniste catalan Oriol Bohigas.

Place François Villon- Quartier Sextius Mirabeau
Des années de réflexions, d’études, de projets architecturaux et de réaménagements du programme initial, muris et affinés au fil du temps, auront été nécessaires pour la création du nouveau quartier Sextius Mirabeau. Créant le lien entre la ville ancienne et ce nouvel espace urbain, les « Allées provençales » constituent dans la perspective du cours Mirabeau le lien direct avec l’îlot A du nouveau quartier. La conception d’ensemble est l’œuvre de l’urbaniste catalan Oriol Bohigas. En perspective se profile le Grand Théâtre d Provence qui vient d’être inauguré en 2007.

Marc Camille Chaimowicz 1/2

Resting… And Learning

2012 - Velours, polystirène, plexiglass

Abbaye de Silvacane

Artiste d'origine polonaise, Marc Camille Chaimowicz vit et travaille à Londres et en Bourgogne. Son parcours d’une 
grande liberté a toujours échappé aux phénomènes de modes et n’a jamais pu être rangé dans l’une ou l’autre des grandes tendances qui parcourent la création contemporaine. Toutes ses propositions artistiques depuis le début des années 70 sont pour le moins intrigantes, à commencer par cette action qui consista à disséminer ses anciennes paires de chaussures peintes en argent sur les trottoirs de 
Londres au petit matin. Créateur protéiforme, son vocabulaire esthétique est dérivé de la sphère domestique en général et de sa vie intime en particulier. Ses installations évoquent souvent ainsi des décorations d’intérieurs d’allure féminine et aux tons pastels où meubles, rideaux et autres papiers peints sont parsemés d’objets du quotidiens mélangées à des œuvres d’art d’époques diverses. Où est l’art ? Où est la vie ? L’artiste laisse planer la question et n’y répond pas de la même manière et l’on ne saurait dire, face aux mobiliers qu’il crée lui-même, s’il faut les contempler comme des œuvres ou bien les regarder comme des objets fonctionnels. Le travail de Marc Camille Chaimowicz est bien ainsi à l’image de ce double prénom masculin - féminin qu'il s'est choisi pour se situer lui-même dans une ambivalence ou une dualité qu'il ne tente pas de résoudre, mais au contraire essaye de maintenir au plus au point vivante. En 2011, une rétrospective de son travail intitulé Here and there 1972-2009 a eu lieu au Mehringdamm 72 (Berlin).

 

Grand admirateur de la littérature française (du Madame Bovary de Flaubert jusqu’aux figures excentrées de Cocteau et Genet) Marc Camille Chaimowicz est un “instigateur” d’athmosphère. Face au défi d’avoir à réenchanter la Chapelle de la Consolation — aujourd’hui désaffectée, elle a accueilli de nombreuses cérémonies d’enterrement des personnes décédées à l’Hôpital Saint-Jacques dont elle dépendait — le peintre qu’il est avant tout a choisi d’user de quelques artifices décoratifs. Alors que des tentures de velours d’inspiration baroque viennent masquer les chapelles latérales, ne nous autorisant plus, en apparence, aucun divertissement tout en installant un certain mystère, il concentre toute notre attention sur un unique prie-Dieu revisité par l’artiste. A cette scénographie simple mais flamboyante vient répondre, à l’Abbaye de Silvacane, le murmure plein de discrétion du même Chaimowicz, recourant pourtant à des matières et faux-semblants du même ordre, afin de composer avec la pureté de l’architecture cistercienne.

Tous les jours sauf le lundi, de 10h à 13h et de 14h à 17h


L'Abbaye de Silvacane, située sur la Commune de La Roque d’Anthéron, se dresse entre Luberon et chaîne des Cotes sur la rive gauche de la Durance, voie de communication et chemin de transhumance.

Dès 1144, des moines venus de l’abbaye de Morimond, fille de Cîteaux, s’entendent avec la famille des Baux pour s’installer sur un lieu appelé « Silva Cana » (forêt de roseaux). Les moines parviennent à tirer parti du site grâce à leur connaissance en matière de drainage et d’agriculture.

Parallèlement à la mise en valeur de nouvelles terres, les familles seigneuriales locales multiplient les donations. Bertrand des Baux entreprend la construction de l'église en 1175.

Les XIIème et XIIIème siècles marquent l'épanouissement spirituel et économique de Silvacane, qui fonde l’abbaye de Valsainte (diocèse d'Apt).
Elle possède cinq granges, gérées par les frères convers, moines n’ayant pas effectué de vœux, se consacrant essentiellement au travail manuel.

Le déclin s'amorce à la fin du XIIIe siècle. L'invasion de l’Abbaye par les moines de Montmajour, la grande Peste, les discordes civiles, la guerre de Cent ans, l’affaiblissement des ordres monastiques (en partie lié à l’apparition de l’imprimerie, enlevant aux moines leur rôle de copistes) ébranlent Silvacane.

En 1455, l'Abbaye est rattachée au chapitre de la cathédrale d'Aix-en-Provence et devient l'église paroissiale de La Roque d'Anthéron lors de la création du village en 1513.

Dès la fin du XVIème siècle, protestants et catholiques occupent successivement l'abbaye.
Spoliée de sa fonction religieuse, l’abbaye se réduit bientôt au rôle de carrières de pierres.

En 1742, l'église est désaffectée au profit de celle de La Roque d'Anthéron.

Déclarée bien national à la Révolution, l'abbaye est transformée en exploitation agricole.
L'église est rachetée par l'Etat en 1846 et restaurée par Revoil puis Formigé, architectes des Monuments Historiques.
L'ensemble, classé au titre des Monuments Historiques, est acquis par l'Etat en 1945.
Depuis janvier 2008, l'abbaye est la propriété de la commune de La Roque d'Anthéron.

Marc Camille Chaimowicz 2/2

Prie-Dieu… 2011 (dressed 2013)

2012 -

Chapelle de la Consolation

Artiste d'origine polonaise, Marc Camille Chaimowicz vit et travaille à Londres et en Bourgogne. Son parcours d’une 
grande liberté a toujours échappé aux phénomènes de modes et n’a jamais pu être rangé dans l’une ou l’autre des grandes tendances qui parcourent la création contemporaine. Toutes ses propositions artistiques depuis le début des années 70 sont pour le moins intrigantes, à commencer par cette action qui consista à disséminer ses anciennes paires de chaussures peintes en argent sur les trottoirs de 
Londres au petit matin. Créateur protéiforme, son vocabulaire esthétique est dérivé de la sphère domestique en général et de sa vie intime en particulier. Ses installations évoquent souvent ainsi des décorations d’intérieurs d’allure féminine et aux tons pastels où meubles, rideaux et autres papiers peints sont parsemés d’objets du quotidiens mélangées à des œuvres d’art d’époques diverses. Où est l’art ? Où est la vie ? L’artiste laisse planer la question et n’y répond pas de la même manière et l’on ne saurait dire, face aux mobiliers qu’il crée lui-même, s’il faut les contempler comme des œuvres ou bien les regarder comme des objets fonctionnels. Le travail de Marc Camille Chaimowicz est bien ainsi à l’image de ce double prénom masculin - féminin qu'il s'est choisi pour se situer lui-même dans une ambivalence ou une dualité qu'il ne tente pas de résoudre, mais au contraire essaye de maintenir au plus au point vivante. En 2011, une rétrospective de son travail intitulé Here and there 1972-2009 a eu lieu au Mehringdamm 72 (Berlin).

 

Grand admirateur de la littérature française (du Madame Bovary de Flaubert jusqu’aux figures excentrées de Cocteau et Genet) Marc Camille Chaimowicz est un “instigateur” d’athmosphère. Face au défi d’avoir à réenchanter la Chapelle de la Consolation — aujourd’hui désaffectée, elle a accueilli de nombreuses cérémonies d’enterrement des personnes décédées à l’Hôpital Saint-Jacques dont elle dépendait — le peintre qu’il est avant tout a choisi d’user de quelques artifices décoratifs. Alors que des tentures de velours d’inspiration baroque viennent masquer les chapelles latérales, ne nous autorisant plus, en apparence, aucun divertissement tout en installant un certain mystère, il concentre toute notre attention sur un unique prie-Dieu revisité par l’artiste. A cette scénographie simple mais flamboyante vient répondre, à l’Abbaye de Silvacane, le murmure plein de discrétion du même Chaimowicz, recourant pourtant à des matières et faux-semblants du même ordre, afin de composer avec la pureté de l’architecture cistercienne.

Chapelle Notre-Dame de la Consolation  – Eglise Sainte-Catherine-de-Sienne
Avenue Philippe Solari
Tous les jours, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h

Le monastère fut construit entre 1647 et 1652 sur les plans de Pierre Pavillon. Ce dernier s’écarte délibérément du schéma traditionnel de l’ordonnance à deux étages, en honneur chez la plupart des architectes de la Compagnie de Jésus. Sa composition à trois registres superposés se dresse au-dessus d’un perron élevé de treize marches, accentuant l’élan vertical. Cette haute et étroite façade, constitue un remarquable échantillon du style baroque avec l’importance donnée au décor sculpté et aux figures, sa recherche de l’effet du pittoresque. Cette façade présente des analogies avec celle de l’hôtel de ville, également de la main de Pavillon : même frise à rinceaux et cartouches des fenêtres du 1er étage de l’hôtel de ville que celle du rez-de-chaussée et des niches de la Visitation, même porte en plein cintre. Elle- aussi a subi des modifications : le grand médaillon abritant la Vierge, contenait à l’origine un bas-relief de la Visitation; le dernier étage possédait une grande balustrade, aujourd’hui disparue ; enfin, les statues de St-Augustin et de Ste-Ursule dans les niches ont remplacé celles des Evêques. Madame de Sévigné y fit élever ses deux petites filles, Pauline et Marie-Blanche de Grignan, qui y sont ensevelies. Ancien couvent de la Visitation et Chapelle des Ursulines tout est classé en 1924.

Kimsooja

To Breathe : The Flags

2012 - Films adhésifs

Façades de la Ville

Diplômée en 1984, de l’Ecole des Beaux Arts de Séoul, Kimsooja, s’attache littéralement et symboliquement à « coudre » ou à « recoudre » entre eux des morceaux d’humanités. Fascinée par les tissus coréens traditionnels et l’art de la couture appris dans son enfance auprès de sa mère, elle n’hésite pas à se définir elle-même au sens propre comme au sens figuré comme une « needle woman », une « femme aiguille », dont la mission d’artiste ici-bas ne consisterait pas - contrairement à ce que l’on pourrait penser - à « piquer au vif » le public dans le but de provoquer une réaction mais, tout au contraire, à l’assurer de différentes manières que l’étoffe dont ils sont faits est universellement partagée. Or, comment mieux prouver cela si  ce n’est en utilisant et en développant la métaphore de la couture ? Dans la vidéo Needle woman, Kimsooja se fait par exemple filmer de dos immobile et en plan fixe comme un boudha contemporain dans différentes artères populeuses de grandes villes du monde. Si les atmosphères et les réactions des gens qui passent autour d’elles varient en fonction du tempérament local (indifférence, énervement, incompréhension…), la présence hiératique de l’artiste, toujours identique, fait cependant lien entre ces différentes couches de populations exactement comme une aiguille qui coud ensemble des tissus très différents. C’est en tout cas l’impression que l’on retire de la vision de cette installation où toutes les vidéos sont visibles d’un seul coup, l’œil circulant d’une situation à l’autre comme une épingle allant et venant par au-dessus puis par en dessous des étoffes qu’elle transperce afin de les relier le plus solidement possible. Kimsooja a réalisé des installations pour le Daegu Museum (Corée) et le Palazzo Fortuni (Venise) en 2011. L’année dernière, son travail a fait l’objet d’une grande exposition monographique au musée 44Moen (Danemark).

To Breathe : The Flags, littéralement : « Respirer : les drapeaux » est une œuvre basée sur les 200 drapeaux nationaux existants dans le monde. Dans un film réalisé par l’artiste, chaque drapeau se superpose en fondu enchaîné jusqu’à disparaître dans le suivant créant ainsi un nouveau drapeau infini où tous les emblèmes et symboles nationaux se fondent et se confondent. Kimsooja considère l’ensemble comme un mandala. Pour Aix-en-Provence, elle a choisit une série d’images arrêtées du film qui, une fois imprimées, trouveront leur place sur des façades à travers la ville. Cette œuvre s’inscrit dans la pratique du tissage qui caractérise l’œuvre de l’artiste. Ici, elle tisse entre eux les symboles de l’identité nationale jusqu’à les indifférencier dans un geste poétique qui puise son efficacité esthétique au cœur même de ce qu’elle remet en cause.

Façades de la Ville d’Aix-en-Provence Collège Mignet - 41, rue Cardinale / Conservatoire Darius Milhaud – 3, rue Joseph Cabassol / Place des Quatre Dauphins / 1, rue Lacépède / Théâtre du Jeu de Paume – rue de la Mule Noire / Collège Sainte Catherine de Sienne – 20, rue Mignet / Sous-Préfecture d’Aix-en-Provence – 24, rue Mignet / 1, rue Aude / 1, rue des Tanneurs / Parking Pasteur – 16, avenue Pasteur

Tous les jours

La Fontaine XXe siècle de la place d’Albertas (façade et toiture classées MH 1926, place et hôtel 1991), 10 rue Espariat

Cette place d’Albertas offre un joyau de l’architecture XVIIIe siècle, témoin d’un époque placée sous le signe de la fête et de l’opulence. Ses belles façades forment un décor de théâtre raffiné, offrant leur plus bel écrin à une élégante fontaine construite en... 1862. C’est dans ce cadre évocateur d’un Baroque fastueux que la fontaine fut réalisée en fonte par les élèves de l'Ecole Nationale des Arts et Métiers. Au centre un piédestal élancé soutient une large vasque, de laquelle jaillissent des jets d’eau se déversant ensuite dans le bassin. Ce piédestal est orné à sa base de feuilles de vigne et de guirlandes, et dans sa partie haute de petites rosaces. Par la grâce de son volume et sa légèreté, cette fontaine est en parfaite harmonie avec cette place.

13 rue Aude - hôtel Croze-Peyronetti - Architecture XVIe siècle dans un parfait état.

L'hôtel de Croze-Peyronetti est l'unique hôtel aixois du XVIe siècle conservé dans un parfait état. Construit dans le goût italien par Victor Peyronetti, Vicaire général du Diocèse d'Aix et chancelier de l'Université, l'hôtel à sa mort passera dans la famille Croze, seigneurs de Lincel, qui le possédent jusqu'au début XVIIIe siècle. Sa façade est insolite par sa modénature : d'une part, l'entrée offre un rare décor de bossages verniculés en pointes de diamant, sa porte parfaitement conservée offre un imposte à guirlandes de feuillages enrubannés que soutiennent des mufles léonins. D'autre part, la frise à triglyphes et métopes ornées de bucranes et de rosaces au 1er étage, évoquant le vocabulaire décoratif guerrier est unique à Aix.

 

Place des 4 dauphins et hôtel d’ Olivari

En 1645, Michel Mazarin, le nouvel archevêque, réussit à faire accepter le projet d’un nouvel espace urbain au Sud de la ville. Ainsi, dès 1646, il s’adresse à l’architecte Jean Lombard pour concevoir cette opération urbanistique : le quartier Mazarin, et choisit pour promoteur Henri Hervard d’Hevinquem. Inspiré par les conceptions de la Renaissance italienne, Mazarin originaire du Latium, choisit pour cette nouvelle entité urbaine un plan en damier servi par de belles perspectives, contrastant avec l’irrégularité de l’espace médiéval situé au Nord de la ville. La place dite alors, Saint- Michel, est positionnée au cœur du quartier à la croisée des axes cardinaux. Là, en 1667, sera réalisée la fontaine des quatre dauphins par l’architecte- sculpteur Jean-Claude Rambot, donnant son nom actuel à la place. Suite à ce réaménagement urbanistique, un magnifique micocoulier centenaire, cité à la fois dans les sources littéraires de l’époque et représenté sur une toile appartenant à un particulier du quartier Mazarin, fut sacrifié à cet endroit. Ce patrimoine végétal cependant ne fut pas perdu, puisque son bois servit à différentes créations d’ébénisterie, notamment à la restauration de la porte d’entrée de l’hôtel d’Olivari (10 rue du quatre septembre). Les dimensions de la porte conçue à partir des seules branches de l’arbre, laissent imaginer la splendeur de celui-ci. La place est l’un des sites privilégiés des réalisateurs tels Antonioni ou Wenders.

 

L'hôtel de Caumont- Conservatoire Darius Milhaud, Projet de réhabilitation, 3 rue Joseph Cabassol

Cet hôtel bâti de 1715 à 1742 pour le Marquis de Cabannes, président de la Cour des Comptes, accueille aujourd’hui le conservatoire Darius Milhaud de musique et de danse. Son escalier d’honneur fut réalisé sur les plans de l’architecte Robert de Cotte et sous la direction de Georges Vallon. Il se distingue par le fait d’être suspendu dans le vide au-dessus du vestibule et d’être éclairé par une grande verrière colorée soulignant le dessin des ferronneries très ouvragées. Le départ de l’escalier a retenu toute l’attention de l’architecte : avec la présence d’une fontaine côté gauche dans le vestibule; mais aussi de deux robustes atlantes encadrant le passage vestibule-escalier, qui semblent soutenir l’escalier. Ils sont l’œuvre du sculpteur Honoré Gastaud. Quant au soin apporté à la ferronnerie comme au jeu des courbes entre les premières marches de l’escalier d’honneur et les lignes de l’escalier dérobé sous celui-ci : tout n’est qu’harmonie et élégance.

 

Le projet de réhabilitation de l'hôtel de Caumont par Culturespaces propose de restituer l'atmosphère et l'histoire de l'hôtel et ses jardins, avec la création d'un salon de thé et d'une librairie. Une programmation culturelle d'excellence est prévue avec deux expositions annuelles pour un large public. La rénovation de l'hôtel et de ses jardins sera réalisée par les studios d'architecture Oy et la restitution de l'atmosphère des lieux sera confiée au décorateur Jacques Garcia. Le conservatoire de musique et de danse déménagera en 2013 dans un espace de 7000m² plus adapté à ses besoins conçu par l'architecte japonais Kengo Kuma.

 

Chapelle des Andrettes dite du Lycée Mignet

En 1666 des religieuses du couvent des Ursulines de Brignoles vinrent s’établir à Aix. Leur monastère, construit grâce aux libéralités du conseiller Jacques d’André, prit alors le nom de Couvent des Andrettes. Cette église à nef unique sans bas-côtés présente une ordonnance plaquée en décor sur les murs latéraux, à l’identique de celle à travées rythmiques imaginée par Alberti à St-André de Mantoue. Son étroite parenté avec celle de N. D d’Espérance à St-Sauveur édifiée par les frères Vallon, pourrait nous permettre de la dater vers 1695 (J. Boyer). Sa singularité vient de son traitement tel celui d’un édifice civil. Elle n’a en effet aucun élément décoratif de caractère religieux. Des pilastres doriques rythment la façade à deux étages et mezzanine, ponctuée d’une frise et surmontée d’un fronton triangulaire percé d’un oculus. La décoration intérieure est d’un grand intérêt. Elle renferme le retable de l’Annonciation en stuc sculpté par un artiste génois et un tableau représentant la Crucifixion attribuée à Jean Daret. Sous la Révolution ce couvent, comme celui des Bénédictines son voisin, n’est pas vendu mais affecté à l’Ecole Centrale des Bouches-du-Rhône. Par arrêté, le District d’Aix y établit le dépôt des œuvres d’art provenant des édifices religieux supprimés. De 1805 à 1828, on y installa l’Ecole de dessin et les collections du Musée municipal. Et depuis 1884, le Lycée Mignet s’y est installé. La chapelle des Andrettes est devenue celle du Lycée Mignet. (J. Boyer)

 

Entrée du Parking Mignet, boulevard du roi René

Exemple d'une création contemporaine, passerelle entre centre ancien et modernité, cette entrée de Parking a été réalisée par l'architecte Antonio da Silva. En effet, lignes, couleurs et matières rythment et structurent ce nouvel espace, qui fait écho à la rythmique du Pavillon noir, tout en apportant sa touche colorée et poétique, végétale et originale.

 

Théâtre du Jeu de Paume (la salle et son décor inscrits 1981), 17 - 20 rue de l'Opéra

Créé en 1660, transformé en théâtre à l’italienne au XVIIIe siècle, c’est à la fin du XIXe siècle qu’il prend l’aspect qu’on lui connaît. En 1829 propriété de la ville, un projet de rénovation est confié en 1865 à l’architecte Huot. En 1886, grâce aux nouveaux matériaux, la conception intérieure est repensée : poteaux de fonte et poutres de fer permettront de plus grandes portées. Mais en octobre 1887, la charpente présente des signes de faiblesse. L’ingénieur Guillaume s’occupe des travaux. Le plafond est doté d’une coupole avec en médaillon le génie de la musique, oeuvre de Louis Gautier. La subtilité du rouge des étoffes ainsi que la richesse du décor « apportent à la salle son cachet fin de siècle ».

Rue Thiers

«Avant l'agrandissement de 1646, il existait, quand on sortait de la ville par la porte Saint-Jean, un moulin à eau sur l'emplacement aujourd'hui occupé par l'hôtel du Poët , au haut du cours Mirabeau. On traversait le ruisseau qui conduisait l'eau de Toulon. De là partait aussi un chemin de traverse, qui allait rejoindre la route de Marseille et suivait l'emplacement de l'actuelle rue Frédéric-Mistral. Une famille Maurel (Maureou en provençal) fit élargir le pont au moment de l'agrandissement de 1646. Le pont prit alors le nom de Maureou ou Moreau. C'est pourquoi la rue qui rejoignait la place des Prêcheurs (rue Thiers) avait pris aussi le nom de rue du Pont-Moreau. se terminait par deux pâtés de amisons, l'un la séparant du Cours, l'autre de l'ancienne rue Porqueterie (parce que le marché aux porcs s'y tenait). En 1811, cette rue Porqueterie fut supprimée : une de ces parties prolongea la rue Lacépède, l'autre la rue de la Mule-Noire.

 

Plus anciennement la rue du Pont-Moreau (Thiers) s'appelait Grande rue Saint-Jean. Ce nom lui avait été donné en 1451 lorsque, sous le roi René, le couvent et la place des Prêcheurs furent enfermés dans la ville. Tracée sur l'emplacement du rempart du XIVè siècle, elle conduisait, en effet, à la porte Saint-Jean, d'où partait le chemin conduisant hors des remparts vers l'église Saint-Jean de Jérusalem. Ce chemin est devenu la rue d'Italie.»

 

Source : André Bouyala d'Arnaud, Evocation du Vieil Aix-en-Provence, Les éditions de minuit, 1964

Huang Yong Ping

Abbottabad

2012 - Terre cuite

Hôtel de Gallifet

Né en 1954 à Xiamen dans la province du Fujian, Huang Yong Ping est un artiste contemporain d'origine Chinoise naturalisé français. Figure majeure de l’art d’avant-garde chinois des années 1980, il voit nombre de ses œuvres interdites par le gouvernement. En 1989, il profite de l’invitation qui lui est faite par le commissaire Jean Hubert Martin à participer à l’exposition Les magiciens de la terre au Centre Pompidou pour quitter son pays et s’installer en France où il réside toujours. À travers le mouvement Xiamen Dada qu’il fonde et dont le mot d’ordre est « Le zen est Dada, Dada est le zen », il manifeste très tôt son goût du paradoxe et de la déconstruction, produite par l’assemblage de significations hétérogènes. Ses œuvres monumentales s’attachent ainsi le plus souvent à réinterpréter librement les philosophies et mythes occidentaux dans le but d’en révéler les non-dits, en mettant à jour leurs cotés obscurs. L’installation géante Arche réalisée en 2012 pour l’Hospice Comtesse dans le cadre de l’événement Lille 3000 est emblématique de cette démarche de déconstruction du patrimoine mythologique de l’humanité. Dans cette œuvre, qui prend la forme d’un navire gigantesque en référence au mythe de l’Arche de Noé, on ne trouve en effet aucun être humain mais uniquement des animaux soit vivants, soit morts, soit malades. Prenant à contre-pied l’idée d’une Arche entièrement « vertueuse », Huang Yong Ping rappelle que si celle-ci a effectivement transporté la vie, elle a dû tout aussi bien prendre à son bord violence, maladie et mort. L’une en effet ne peut pas se concevoir sans les autres. Même sous la forme d’un mythe.

Cette œuvre est la continuation de Colosseum et de Pentagone (2007), qui reproduisaient en terre cuite ces célèbres bâtiments progressivement envahis de végétation. Conçue d’abord pour la cour de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence, l’œuvre est présentée à l’Hôtel de Galifet. La maquette reprend le plan du dernier refuge d’Oussama Ben Laden au Pakistan, maison rasée en février 2012. De l’herbe et d’autres plantes sont plantées à l’intérieur de la structure en terre cuite. Selon les mots de Ping : « la nature n’a pas l’intention de s’engager dans l’histoire des hommes. L’herbe fait son chemin, elle pousse où elle peut. Peut-être va-t-elle gagner, prendre le dessus sur tout ».

Hôtel de Gallifet
52 rue Cardinale
Tous les jours, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h30

LʼHôtel de Gallifet - Espace d’expression et de dialogues de la création contemporaine.

L’Hôtel de Gallifet est un lieu d’évènements culturels en plein cœur d’Aix-en-Provence, situé 52 rue Cardinale dans un hôtel particulier XVIII° du quartier Mazarin, à 200 mètres du Musée Granet.
Fondé par Nicolas Mazet, le centre d’art de l’Hôtel de Gallifet est un espace dédié à la création contemporaine qui accueille des expositions, permet la production d’œuvres et l’édition de séries limitées d’artistes.
Histoire de l’Hôtel de Gallifet
L’Hôtel de Gallifet est bâti au début du XVIIIe siècle par Jean-Léon de Léotard, seigneur d’Entrages. Il prend place au cœur du quartier Mazarin qui abrite certains des plus beaux hôtels particuliers de la ville. Le quartier est alors façonné par la noblesse traditionnelle, la magistrature et la bourgeoisie montante, mais également par des architectes, artistes et artisans.
Par mariage, la demeure passe aux mains des Gallifet, seigneurs du Tholonet, dont le château est situé dans un site très cézannien du pays d’Aix. Ce mariage entre noblesse de robe et noblesse d’épée illustre parfaitement l’histoire du quartier Mazarin.
Sous l’occupation, l’Hôtel de Gallifet est réquisitionné par l’état-major allemand. Ses propriétaires réussissent à échapper à la déportation en faisant valoir leur qualité de « juifs du pape », communauté placée dès le XIVe sous protection des papes d’Avignon. Le compositeur Darius Milhaud, lui aussi membre de cette communauté, donne son nom à un hôtel particulier, voisin de l’Hôtel de Gallifet, qui abrite aujourd’hui le Conservatoire.

La guerre terminée, le Dr. et Mme. Mazet s’installent à l’Hôtel de Gallifet dont ils refont la décoration des grands salons en mélangeant, avec une certaine audace, tapisseries d’Aubusson, grande fontaine XVIII° en marbre et plomb doré et tableaux contemporains, notamment d’André Masson. Pour célébrer leurs 10 ans de mariage, ils font ériger par un sculpteur aixois la majestueuse colonnade en pierre de Bibemus qui orne le fond du jardin.

Note d'intention

La raison d’être d’une telle initiative, un parcours d’art contemporain, est à chercher dans l’actualité de deux questionnements : comment “faire espace commun”, tout comme on dit “faire société” et comment renégocier la notion d’embellissement en réponse à un désir d’articulation et de composition avec ce qui est déjà là.


11 artistes et 13 oeuvres, sous le commissariat de Xavier Douroux et Anne Pontégnie, tenteront d’y répondre entre le 12 janvier et le 17 février 2013 dans l’espace public à Aix-en-Provence.


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Infos pratiques

Se déplacer

 

A pied : Le parcours peut être effectué à pied.
Durée : entre 1h et 1h30

En diabline : Ces petits véhicules électriques offrent la possibilité de se déplacer aisément entre les œuvres du Parcours.
Circuits A et B : départ depuis la place de la Rotonde.
Horaires : tous les jours, sauf le dimanche,

toutes les 10 min.
Tarif : 0,50 €
www.la-diabline.fr

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Où et comment s'informer ?

 

Des médiateurs seront présents tous les week-ends, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h, pour vous accueillir auprès de chacune des œuvres :
Samedi 12 et dimanche 13 janvier
Samedi 19 et dimanche 20 janvier
Samedi 26 et dimanche 27 janvier
Samedi 2 et dimanche 3 février
Samedi 9 et dimanche 10 février
Samedi 16 et dimanche 17 février

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Des plans du parcours disponibles seront disponibles à l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence

 

Accédez aux infos pratiques pour circuler à Aix-en-Provence (PDF)

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