Du 15 au 30 juillet 2010
Partenaires
Marseille-Provence 2013, CIRVA, Art-O-Rama
Biographie : Pascal Martinez
Les propositions artistiques de Pascal Martinez sont diverses mais toujours traversées par la question des rapports entre l’instant et la mémoire, l’appartenance et l’identité. Christophe Berthoud dans la préface du catalogue Apparence Ressemblance Différence, décrit ce travail « à l’apparence fragile et gracieuse du mobile dont le centre de gravité ne se trouve nulle part en particulier, mais disséminé à travers des propositions diverses reliées les unes aux autres par un fil conducteur fait d’obsessions »
Diplômé de L’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie en 1999, Pascal Martinez s’interroge sur le rapport vidéo/photographie avec la vidéo « Ce corps.Histoire. Des. J’ » qu’il expose la même année au Festival International de la Photographie à Bruxelles.
En 2000, Pascal Martinez crée uneminute.net, site internet dans lequel il propose « une future réminiscence » ; Marie Lechner écrit dans Libération que se sont « des instants fragiles et éphémères à feuilleter comme un carnet de croquis ».
Rapidement il crée des espaces artificiels propices aux rêves et à la fabulation. Il fait du monde familier, le lieu de l’artifice, avec sa part d’inquiétude, d’étrangeté et de mélancolie ; A Marseille en 2005 à la galerie Roger Pailhas avec Hommage n°1 ou en 2007 à la galerie de Visu avec Conversation(s).
Dans sa série des anniversaires, chaque proposition annuelle confirme que son écriture est mise au service d’un univers poétique. Une poésie, que l’on retrouve quand il aborde la pornographie dans Composition(s) F.M. exposée à la Fondation d’Entreprise Ricard en 2009, ou dans Hortus Conclusus œuvre réalisée en 2010 au CIRVA dans le cadre d’un atelier de l’EuroMéditerrannée en partenariat avec ART-O-RAMA.
Description du projet : Hortus Conclusus
Le secret est une affaire privée. Il faut remonter le passé, faire le point sur des moments clefs, soulever les tapis, retourner l’appartement et se demander au milieu du désordre ce qu’on aurait bien pu cacher. Pour ceux qui pratiquent l’analyse, l’introspection devient une affaire d’honnêteté. […]
En demandant à cent personnes d’écrire un secret sur une matière précieuse (une feuille d’argent), un protocole s’engage avec un rituel précautionneux qui donne de l’importance au projet. La plaisanterie se délite et s’efface devant la noblesse de l’acte.
L’artiste s’invite chez les gens, il leur prête une machine à écrire, leur demande de signer un contrat de confidentialité, il les photographie. Rien ne lui échappe et l’ensemble du procédé valide l’idée. […]
Pascal Martinez coule chaque secret dans une dalle de verre et construit une bibliothèque pour exposer une somme d’intimités. Il prend le pari de l’objet inviolable, il sacralise l’œuvre d’art, parce qu’il est interdit d’y toucher. Il supprime le pouvoir de l’ouïe au profit du regard et magnifie l’impuissance du spectateur à connaître ce qui se trame sous l’épaisseur du verre. […]
(Extrait du texte de Karim Grandi Baupain écrit à l’occasion d’ Art-O-Rama 2010).
Structure d’accueil : le CIRVA
Lorsque l’artiste Pascal Martinez, pour sa participation à ART-O-RAMA 2010 en tant qu’artiste invité, a choisi de créer une œuvre dont la pièce principale serait constituée de blocs de verre, c’est tout naturellement qu’il s’est tourné vers le Cirva, installé à Marseille depuis 1986. C’est avec autant d’enthousiasme que le Cirva s’est lancé dans l’aventure d’une production exceptionnelle : réaliser une centaine de pavés de verre moulés enfermant les secrets livrés par les amis de l’artiste. Il paraissait intéressant que pour ce projet, Pascal Martinez entre à son tour dans le secret de l’atelier du Cirva, un lieu où l’artiste travaille avec les techniciens, dans la concentration de son idée et des efforts mis à sa concrétisation. Il s’agit donc pour le Cirva d’une collaboration exemplaire à double titre : intégrant le défi des contraintes d’un projet d’artiste ambitieux, délicat et hasardeux pour l’atelier, et celui de son exposition à Marseille, dans le cadre du salon international d’art contemporain ART-O-RAMA, événement voué au marché de l’art et qui participe intelligemment à l’ouverture de la ville dans sa dimension internationale.
Isabelle Reiher
Directrice du Cirva
Médiateur de l’atelier : Art-O-Rama
Depuis 4 ans, ART-O-RAMA, salon international d’art contemporain, ouvre la voie à de nouvelles formes de collaboration entre les différents acteurs du marché de l’art. Le projet, résolument participatif, s’ancre dans le soutien aux galeries invitées et à leurs artistes.
Cela se traduit par l’accueil de galeries d’envergure internationale développant pour ART-O- RAMA des projets singuliers et originaux dans des conditions privilégiées d’accueil, de collaboration voire de coproduction. Son format, volontairement réduit, permet à chacun – qu’il soit galeriste, artiste, collectionneur, commissaire ou journaliste – de nouer des liens d’une qualité rare, dans un cadre novateur.
La section Show Room, espace dédié à la jeune création issue du territoire Marseille Provence, réunit quatre artistes dont le travail est soumis au regard des galeristes présents, lesquels choisissent l’artiste invité l’année suivante.
ART-O-RAMA s’engage ensuite à ses côtés et l’accompagne en lui offrant un stand, en produisant un projet original et son premier catalogue monographique. La spécificité de cet engagement auprès des galeries et des artistes se traduit par la production de projets originaux et ambitieux présentés aux acteurs de l’art contemporain le temps du salon, puis au grand public pendant une semaine, le temps de l’exposition.
Diffusion publique
L’œuvre Hortus Conclusus a été présentée pour la première fois au public lors du salon d’art contemporain Art-O-Rama à Marseille en septembre 2010.












