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Kathryn Cook I Association de la Jeunesse Arménienne de France

Période de résidence :
de septembre 2011 à juin 2012

Partenaires :
Marseille-Provence 2013, l’Association de la Jeunesse Arménienne de France et les Éditions Bec en l’air


Biographie : Kathryn Cook

Né en 1979, de nationalité américaine, Kathryn Cook grandit à Albuquerque au Nouveau Mexique. Elle débute sa carrière professionnelle à l’agence Associated Press en 2003, au Panama, après avoir obtenu un B.S. en journalisme à l’université du Colorado en 2001. Elle quitte l’agence deux ans plus tard pour se consacrer à des projets personnels et à des travaux de commande en Amérique latine. En septembre 2006, elle s’installe à Istanbul, en Turquie où elle démarre un projet de longue haleine sur les traces du génocide arménien.
Elle partage désormais sa vie entre Istanbul et Rome, en Italie, et se concentre sur la mémoire et la conscience collective dans les sociétés post-génocidaires, notamment en Turquie, au Moyen-Orient et au Rwanda. Ses travaux sont publiés dans de nombreux journaux internationaux tels que The New York Times magazine, Time, Stern, Newsweek, L’Espresso…
En 2008, elle a été lauréate du prestigieux prix de la Fondation Inge Morath pour son travail, « Mémoire Reniée : la Turquie et le Génocide Arménien», une récompense donnée chaque année à une femme photo-reporter de moins de 30 ans. La même année, elle a reçu le Prix Aftermath Project pour son projet sur le génocide arménien, travail qu’elle est en train d’achever.


Description du projet : Memory of trees

Pour Kathryn Cook, la photographie demeure un outil essentiel pour la mémoire de l’humanité et, au- delà, un outil pour questionner les enjeux de cette mémoire.
Le travail de Kathryn Cook repose sur l’idée que le passé doit être exhumé, discuté et partagé pour pouvoir construire un futur collectif et pacifié. Elle part ainsi régulièrement à la rencontre de la diaspora arménienne dans les anciens villages arméniens qui jalonnent la frontière syrienne – où l’on a découvert en 2006 des fosses communes soupçonnées d’abriter les restes des victimes arméniennes de 1915 ; à Vakıflı, dernier village ethnique arménien en Turquie – où moins de trente familles de descendants arméniens vivent encore ; à Beyrouth, à Bourj Hammoud – un quartier où des déportés ont survécu au génocide ; ou encore dans villes où les survivants au génocide ont trouvé refuge.

Marseille est l’un des asiles les plus marquants du voyage désespéré des exilés arméniens. Y résider quelques mois permettra à Kathryn Cook d’échanger avec la communauté arménienne qui, présente dans la ville depuis le début du XVIIe siècle avec une remarquable activité culturelle et religieuse, a connu, après le génocide de 1915, un développement spectaculaire qui perdure (on estime à 100 000 personnes la communauté arménienne de Marseille). C’est également à Marseille que vit la plus ancienne survivante du génocide. S’appuyant sur une communauté particulièrement active et sur l’association de la Jeunesse arménienne de France (JAF), la photographe américaine souhaite achever ici son long travail de mémoire dans une démarche à la fois symbolique et motivée.
La résidence de la photographe serait associée à l’exposition Memory of Trees, synthèse de son travail et co-produite par l’Agence Vu, composée de 50 tirages et d’une scénographie incluant une création sonore et d’une édition réalisée par le Bec en l’Air.


Le co-producteur : L’Association de la Jeunesse Arménienne de France

Qu’il s’agisse d’art, de culture, d’aide à l’Arménie ou encore du combat pour la reconnaissance du génocide arménien, la JAF s’est hissée par l’ensemble de son action au rang des associations les plus actives de la communité arménienne de France.
Chaque année la JAF organise un grand événement contre l’oubli.
Amnésie Internationale est un grand rassemblement d’artistes convaincus…
!En 2001, lors de la première édition résolument « World Music », plus de 4000 personnes s’étaient donné rendez-vous au Dock pour dire « plus jamais » et écouter les sons d’I Muvrini, de Bratsh ou de Manu Di Bango. Une édition qui était parrainée par Romane Bohringer.
Au-delà des clivages communautaires, Amnésie Internationale est un lieu de rassemblement et de parole où l’Histoire et les histoires s’entrecroisent! Moment fort de la journée, le débat réunit sur scène universitaires, artistes et témoins engagés pour une discussion approfondie autour des génocides.