Période de résidence :
de octobre 2011 à décembre 2012
Co-producteur :
Marseille-Provence 2013, Club de l’immobilier Marseille Provence
Biographie : Gilles Desplanques
Gilles Desplanques né en 1977, vit et travaille à Marseille.
La pratique de la sculpture, telle que Gilles Desplanques l’envisage, est indéfectiblement liée à une certaine forme d’expérience de l’espace. Au-delà de la formulation des volumes dans le réel (ce qui définit le geste sculptural), c’est d’abord à partir de la mise en résonance d’un contexte de production que se façonne chaque œuvre spécifiquement. C’est dans ce rapport exigu entre une pièce et le moment de sa réalisation que se définie pour partie son œuvre. Cependant, il ne faudrait pas prendre l’endroit de cette articulation pour de l’in situ, il s’agit en fait bien souvent de tout autre chose, d’une envie de se coltiner le monde, de l’éprouver physiquement avec plus ou moins d’engagement, et d’en faire œuvre, bref de penser l’in vivo d’une pratique.
Le développement de la production d’objets ou d’espaces à vivre normalisés, constitue un des axes importants du travail de Gilles Desplanques. Chez cet artiste, les formes architecturales proposant des normes de vies standards sont souvent liées à une espèce de fatalité, filant la métaphore, elles pourraient alors renvoyer à la difficulté de chacun à se sortir de ses schèmes culturels. Le politique du bâti devient une trame à partir de laquelle l’artiste interroge ce qui construit au sens large notre société.
Description du projet : Pop up House
Le principe consiste à retourner la peau d’un bâtiment comme une pelure d’orange pour construire une maison accrochée à la façade qui l’a générée.
La technique employée est le kirigami, un dérivé de l’origami qui intègre la découpe en plus du pliage.
Le projet exploite et fait entrer en collision les deux symboles de l’architecture moderne.
En effet, c’est à partir du modèle des grands ensembles d’habitation collective ou de bureaux (une Barre ou une Tour comme matrice) qu’apparaît par découpage et pliage de sa façade, une maison individuelle archétypale (de la cabane de jardin à la maison résidentielle préfabriquée).
Pop up désigne usuellement le travail de pliage du papier mais aussi les fenêtres intrusives qui apparaissent à notre insu ou non devant nos interfaces d’ordinateur. Il y a dans ce terme une notion de parasitage qui dans le cas de la pop up house prend la forme d’un habitat qui se nourrit de la matière d’un autre pour surgir hors de celui-ci. Le bâtiment hôte déploie sa peau vers l’extérieur, repoussant les limites de son architecture et créant une toute nouvelle relation à son environnement.
Mon travail sculptural au sein de chaque projet est induit par un questionnement contextuel qui, de fait, génère une proposition spéci- fique à chaque site d’intervention. Le démantèlement architectural que j’opère dans la plupart de mes projets est une invitation à penser la construction sous un œil nouveau, notamment en rendant floues les notions de construction/déconstruction : que ce soient des structures entre deux états (Phénix), entre deux eaux (Marée haute) ou interrogeant le site en regard de son histoire passée et future par des performances radicales (Scalp, UN Rescue), je m’attache à rendre déséquilibré ou ambiguë un objet architectural ou une situation apparemment stable et imperturbable.
Le co-producteur : Le Club de l’immobilier
Créé en 1997, le Club Immobilier Marseille Provence regroupe des professionnels de Marseille et sa région issus des différents métiers de l’immobilier : architectes, assureurs, avocats, banquiers, bureaux d’études, constructeurs, développeurs, investisseurs, promoteurs, syndics etc.
Son objectif : échanger et apprendre, se former et informer, promouvoir ses différents métiers, Marseille et sa région et provoquer le débat.
Depuis sa création, le Club a organisé de multiples rencontres et réunions, petits-déjeuners débats, formations, visites et voyages d’études et organise chaque année la nuit de l’immobilier.












