Dans le cadre des Ateliers de l’EuroMéditerranée, un partenariat Université de Provence, Marseille-Provence 2013, Théâtre Antoine Vitez et Cie El Ajouad
Jeudi 25 novembre à 19h au Théâtre Antoine Vitez à Aix-en-Provence – entrée libre
Les Borgnes ou le colonialisme intérieur brut
Texte de Mustapha Benfodil
Lecture / mise en espace par Kheireddine Lardjam
Musicien : Amazigh Kateb
Assistantes à la mise en scène : Manon Allouch, Christina Pontet
Avec : Adila Bendimered, Nadir Benmansour, Elie Chapus, Louise Desmullier, Malika Guemmat, Aulne Jouin, Iris Julienne, Habib Lardjam, Meriem Medjkane, Sophie Marque, Malte Schwind, Ouiza Zanoun
Administration : Dorothée Ollivier
Dans le cadre du travail préparatoire à sa prochaine création théâtrale « Les borgnes, ou le colonialisme intérieur brut », prévue en Janvier 2012, Khereiddine Lardjam souhaitait organiser un atelier de travail autour de ce texte avec des jeunes comédiens algériens (qui vivent en Algérie) et des jeunes comédiens de l’Université de Provence. Cette envie répond à une double nécessité : d’une part le partage des expériences, du vécu de chacun dans son rapport de près ou de loin à l’histoire franco-algérienne – dont il est question dans ce texte – et d’autre part interroger ce texte avec comme seul objectif la rencontre et l’échange, sans la contrainte de la création comme finalité.
C’est l’histoire de Samir, metteur en scène. Son problème, héréditaire : la vision. Vision opposée des choses, selon qu’il regarde avec l’oeil droit ou l’oeil gauche. Après avoir transmis cette étrange maladie à son unique fils, Samir se lance dans une quête personnelle à la recherche de son vrai père. Jusque-là, il s’était toujours cru le fils du Général Belgacem Zagrache, un preux chevalier du Djebel devenu un nabab parmi les nababs de l’Algérie indépendante et lucrative. Dans un asile psychiatrique, il va retrouver son père biologique, Salah, un vieil instituteur affaibli et aveugle. Trente ans auparavant, ce dernier fut arrêté, torturé et soumis à toutes sortes de persécutions pour avoir enseigné à ses élèves que « le 5 juillet 1962, l’Algérie a quitté la France après 132 ans de colonisation ». Ce jour-là, Salah avait « chaussé » le mauvais oeil, son oeil gauche, celui avec lequel il voit tout à l’envers.
Pour en savoir plus : http://theatre-vitez.com/














